14 mai 2008

La dernière Combine de Rauschenberg

Le plus célèbre des "Combines" de Rauschenberg est sans aucun doute "Monogram" (1955-1959) : Association improbable d’une chèvre angora au museau peint, (debout sur une toile horizontale) ceinte d’un pneu d’automobile, et de différents collages (d’une balle de tennis à différents papiers imprimés). Renvoi à l'enfance de Rauschenberg prés d'une usine de pneu et au souvenir de sa chèvre "Bily" tuée un jour par son père. Ce même père qui quelques années plus tard, a propos des oeuvres de son fils s'étonnera que l'on parvienne à "vendre des merdes pareilles".




Il est mort lundi 12 mai .
Dans beaucoup de médias , l'hommage de cet artiste de génie se résume aux prix que vont atteindre ses oeuvres dans une prochaine vente chez le marchand d'art Sotheby's.
Il était accusé de vider les poubelles pour faire ses compositions , géniales compositions qui devraient nous faire réfléchir nous aussi sur la valeur de nos poubelles .
Le dernier des " Combines "de ce révolté , le plus mauvais des "Combines" sa mort ce lundi 12 mai 2008 qui stoppa net la provocation de l'artiste , provocation dont l'élégance acquise au cours des années n'était plus a prouver .
« La peinture est liée à la fois à l’art et à la vie. Les deux sont impossibles à faire. J’essaie de travailler dans l’intervalle qui les sépare. » Ni Dieu ni maître, donc, mais un homme a priori ordinaire travaillant avec des matériaux apparemment ordinaires...( source TELERAMA)


2 commentaires:

Anonyme a dit…

Léger hommage , très léger dommage il était souvent associé au Dadaïsme .

Minna a dit…

J'ai beaucoup aimé l'exposition à Beaubourg et regretté qu'elle soit en même temps que Klein .